Sur scène, un bric-à-brac incroyable : une robe saumon suspendue au plafond, un aquarium avec des poupées démembrées, une catapulte, une table, des sous-vêtements, une guitare électrique, des percussions… Une caméra vidéo. Et un couple infernal : une princesse déprimée, envieuse de son frère qui possède un zizi lui conférant trône et couronne. Un prince très peu charmant, hyperactif, un peu psychopathe, qui collectionne les poupées Barbie et en est resté au stade de la grenouille toujours en quête de bisous.
Dans un premier temps, le couple s’affronte : pourquoi les filles s’obstinent-elles à croire que leur vie amoureuse sera un conte de fée alors que les grenouilles ne se transforment jamais en prince charmant ? Pourquoi les garçons s’imaginent-ils encore devoir faire preuve de leur virilité, séduire, sauver et protéger de tendres, douces et fragiles jeunes filles, alors qu’ils savent bien au fond d’eux-mêmes qu’ils ne sont que de faibles grenouilles ? Et comment concilier ce que l’on est vraiment avec l’image idéale que l’on a de soi-même ?
Hilarant, givré, inventif, en prise directe avec le public, ce spectacle est, comme son titre l’indique, un vrai conte de fée défait et reconstruit qui malmène tous les clichés du genre, dépoussière avec humour les histoires de bons rois et de méchantes sorcières dans une mise en scène ébouriffante, échevelée, comme inventée sur place et pourtant minutieusement construite.