La semaine dernière, la canicule a frappé Le Grand Bleu et a compliqué le bon déroulé des examens du conservatoire.
Mercredi, après l’annulation de la représentation de 15h, le public est venu nombreux pour découvrir le travail des cycles 2 et 3, encadrés par Marine Foutry, qui ont présenté un spectacle intitulé Médée(s). Ils et elles ont travaillé autour des écritures de différentes époques et ont exploré les multiples visages de cette héroïne tragique. Du texte antique d’Euripide ou de Sénèque jusqu’aux réécritures contemporaines de Laurent Gaudé ou de Sara Stridsberg, les scènes se répondent, se confrontent et s’entrelacent pour former une grande fresque retraçant le destin de cette figure emblématique. Ce parcours met en lumière la permanence des questions portées par le mythe : l’amour et la trahison, l’exil, la place de l’étranger, la violence des passions, la condition féminine et le rapport au pouvoir. Ici, les élèves donnent voix à une Médée plurielle, tour à tour intime et universelle.

Lundi, après l’annulation des représentations du vendredi, le public est venu nombreux l’après-midi et le soir pour découvrir le travail du cycle 1, encadré par Sébastien Lenglet et Paulin·e Rachel (3è cycle) qui a présenté un spectacle intitulé Et les colosses tomberont de Laurent Gaudé qui raconte un homme, que la dureté de la vie dans un pays dirigé par l’arbitraire et la corruption pousse à bout, s’immole au milieu d’une rue. Ailleurs, dans la même ville ou peut-être pas, un enfant devient peu à peu aveugle. Le premier est l’étincelle qui embrase les foules, la goutte d’eau qui devient un torrent de contestation sans frontière qu’on appellera le « printemps arabe ». Le second sera érigé en symbole de la révolution qui ne laisse personne derrière elle.
Un grand bravo à tous·tes les élèves pour leur travail, leur adaptation et ces examens.